Back to top
Lieu de recherche © Manuel Cohen - MNHN

Acteur et lieu de recherche

Le Parc Zoologique de Paris est à la fois un acteur et un outil en matière d’éducation pour le respect de la biodiversité. Le programme fonctionnel, scientifique et pédagogique a été élaboré avec les zootechniciens, les botanistes et les équipes de recherche du Muséum national d’Histoire naturelle.

Un endroit pour montrer et conserver

Initialement conçus comme des lieux de distraction où assouvir curiosité et soif d’exotisme, les parcs zoologiques sont devenus au fil du XXe siècle des acteurs de la conservation des espèces animales. Tout en demeurant un lieu de loisirs, le Parc Zoologique de Paris remplit plusieurs missions : il participe à la conservation des espèces menacées d'extinction en s’impliquant dans les programmes d’élevage en captivité et en soutenant les actions de protection in situ :

  • il offre la possibilité à tous de mieux comprendre les grands enjeux environnementaux et le rôle que tout citoyen peut jouer ;
  • il sensibilise les visiteurs à la notion d’espace partagé - entre espèces, entre animaux et êtres humains - et au fragile équilibre des milieux naturels ;
  • il contribue à l’amélioration des connaissances sur la biodiversité et fait de l’éducation à l’environnement.

Un lieu de recherche scientifique

Les thèmes de recherche développés dans les parcs zoologiques du Muséum national d'Histoire naturelle s’inscrivent essentiellement dans le cadre de la biologie de la conservation et dans le domaine vétérinaire. Ils touchent à de nombreuses disciplines.

  • Recherches en taxonomie et génétique
    Par exemple, les recherches en taxonomie et génétique des populations sont importantes pour parvenir à maintenir la variabilité génétique des populations captives au fil du temps et préserver leurs facultés d’adaptation à leur environnement. Au-delà de l’inné, il est également essentiel degarantir le maintien, au fil des générations, des comportements culturellement transmis. Un champ d’action étroitement associé aux recherches appliquées à l’amélioration du bien-être animal.
     
  • Recherches en physiologie de la reproduction
    Maintenir une espèce en captivité suppose aussi des recherches en physiologie de la reproduction ainsi que l’acquisition de connaissances en biologie du comportement. Il est également important de travailler sur les techniques de reproduction assistée, particulièrement concernant les espèces à faibles effectifs. En complément, des recherches en cryogénie (préservation par le froid) des gamètes et des embryons sont nécessaires.
     
  • Recherches en sciences vétérinaires
    Un autre volet important des recherches développées dans les parcs zoologiques concerne les sciences vétérinaires et en particulier l’alimentation, les pathologies et l’épidémiologie.
     
  • Recherches en éthologie
    Les recherches fondamentales en biologie évolutive et en éthologie, qui concernent l'étude du comportement des espèces animales, ne sont pas en reste. En effet, la gestion des élevages peut bénéficier de découvertes concernant la sélection sexuelle ou la compétition spermatique (compétition entre les spermatozoïdes de plusieurs mâles pour la fécondation des ovules d’une femelle).
     
  • Recherches muséologiques
    Enfin, des recherches en muséologie permettent de mieux valoriser le patrimoine des parcs zoologiques et de mieux sensibiliser les visiteurs à l’éducation à l’environnement.

 Au cours des 9 dernières années, les travaux menés dans les parcs zoologiques du Muséum national d'Histoire naturelle ont fait l’objet de 65 publications dans des revues scientifiques internationales, ainsi que de 87 présentations à des congrès internationaux, 16 ouvrages ou chapitres d’ouvrages, 11 thèses de doctorat d’Université, et de nombreuses thèses vétérinaires et masters.

À la Une