Fermeture exceptionnelle

En raison des mesures prises par le gouvernement afin de lutter contre la propagation de la Covid-19, le Parc zoologique de Paris sera fermé du 30 octobre au 1er décembre inclus.

Toutes les activités sont suspendues jusqu'à nouvel ordre.

La réouverture se fera en fonction de l'évolution de la situation sanitaire.

Pour toute information et pour le remboursement des billets achetés pour la période de fermeture, consultez la page « Fermeture exceptionnelle ».

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Portrait : Aurore Carrier, registraire

Métiers

Si depuis quelques mois les équipes de soigneurs, vétérinaires et curateurs s’affairent pour réceptionner les animaux dans des conditions optimales et faciliter leur acclimatation, toutes ces arrivées doivent être précisément tracées. Toutes les informations administratives concernant l’entrée ou la sortie de spécimen au Parc zoologique sont centralisées sur une base de donnée dont s’occupe le registraire.

Entre une demande de Certificat Intra-communautaire, un registre d’entrée et de sortie et un devis de transport pour une arrivée prochaine, Aurore Carrier, registraire du Parc zoologique de Paris nous explique sa mission au quotidien : "Le travail de registraire consiste à réceptionner et centraliser toutes les informations qui concernent la collection animale". De l’imposante girafe au plus discret des insectes, chaque spécimen existe administrativement et doit être officiellement déclaré. Tous sont fichés dans une base de donnée appelée ZIMS (Zoological International Management System). Utilisée par plus de 870 parcs zoologiques et aquariums dans le monde, elle répertorie les informations identitaires de tous les spécimens en captivité : nom taxonomique de l’espèce, numéro d’identification de l’individu, sexe, filiation, numéro de studbook, poids, modules vétérinaires…

Naissances récentes, arrivées prochaines d’animaux, Aurore Carrier a chaque mouvement de spécimen en tête. Car au-delà de l’enregistrement et de la gestion de la base de donnée, elle doit également s’occuper de l’obtention des autorisations de détention, du permis CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) et du Certificat Intra-Communautaire notamment, et en organiser les transports. Cette dernière tâche amène chaque fois son lot d’incertitudes "Lorsque ce n’est pas l’obtention des permis ou le transport qui bloque, ça peut être l’animal en lui-même qui ne peut pas voyager et qui entraîne un report de transfert" explique la registraire.

 

Aurore Carrier, registraire © Aurore Chatras

Du terrain aux dossiers

S’il n’existe pas forcément de formation pour devenir registraire, Aurore Carrier a débuté sur le terrain. D’abord soigneur animalier à la Ménagerie du Jardin des Plantes, puis animalier de laboratoire et assistante vétérinaire au Parc zoologique de Paris, Aurore a travaillé, deux ans durant, à la Direction des Collections du Muséum nationale d’Histoire naturelle avant de réintégrer le Parc zoologique en tant que registraire en 2013. "Après avoir commencé au contact des animaux, je suis ravie d’avoir évolué dans ce domaine et de m’occuper aujourd’hui de la tenue de la collection globale" ajoute-t-elle. Un travail en constante relation avec les autres parcs zoologiques (registraires, éthologues, studbook keepers, coordinateurs de programme d’élevage…) qui nécessite une stricte rigueur.

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