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La plaine du Sahel-Soudan © F-G Grandin - MNHN

Au coeur du projet de rénovation du Parc Zoologique de Paris

Au cœur des biozones

Inauguré en 1934, le célèbre Zoo de Vincennes a fermé ses portes en 2008 pour rénovation. Près de six ans (dont 27 mois de travaux) plus tard, le Parc Zoologique de Paris s’apprête à réouvrir en avril 2014, 80 ans après son inauguration. Focus sur un ambitieux projet de rénovation.

A l'orée du Bois de Vincennes, on repérait de loin son grand rocher, culminant à 65 m de haut. Inauguré en 1934, le Zoo de Vincennes était alors une attraction majeure de la capitale, remarqué pour sa modernité de l’époque : les animaux évoluaient dans des espaces cernés de fossés, plutôt que dans les cages habituelles.

75 ans plus tard et pour répondre au mieux aux enjeux des nouveaux parcs zoologiques contemporains, le Museum national d’Histoire naturelle, gestionnaire du site, se lance dans un projet de rénovation majeur, ancrant le parc dans une vocation de protection de la nature et des espèces animales. Le zoo ferme ses portes en 2008 et un partenariat public-privé (le premier du genre pour un établissement animalier) est signé avec CHRYSALIS en février 2010, groupement d’entreprises qui s’engage à concevoir, financer, construire le nouveau parc et à en assurer sa maintenance.

Une représentation de la biodiversité mondiale

Débuté il y a maintenant deux ans, au total, ce seront 27 mois de travaux de rénovation qui seront nécessaires au Parc Zoologique de Paris pour pouvoir offrir au public une représentation de la biodiversité mondiale. Pour se faire, le concept de la rénovation gravite autour de trois éléments : écosystème, bien-être et immersion du visiteur.

À sa réouverture, les visiteurs pourront donc découvrir près de 180 espèces d'animaux dans leurs milieux naturels respectifs : des espèces emblématiques attractives (girafes, loups...) au espèces moins connues (gloutons, lamantins). La plupart des espèces font l'objet de programmes d'élevages européens (manchots de Humboldt), de programmes internationaux de conservation (lémuriens, rhinocéros blancs) ou encore de plans nationaux d'action.

Chaque espèce évoluera dans un milieu naturel représentatif de son écosystème d'origine au sein d'une des cinq biozones. Chacune des biozones incarne une problématique majeure en terme de conservation.

- Patagonie (pampa, côte rocheuse et forêt andine)
- Sahel-Soudan (savane arborée, savane arbustive, savane rase et delta)
- Europe (forêt de conifères, marais, montagne froide et garrigue)
- Guyane-Amazonie (forêt équatoriale, crique et milieu fluvial)
- Madagascar (forêt humide et forêt sèche).

Aujourd'hui, tandis que les biozones sont livrées peu à peu, les animaux arrivent au compte-goutte depuis cet été. Actuellement, 30% des espèces ont déjà pris leurs quartiers au zoo. C'est par exemple le cas des girafes, des autruches, des lémuriens ou encore des zèbres.

 

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