BILLETTERIE EN LIGNE OBLIGATOIRE

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La réservation de billet d’entrée est obligatoire pour tous, y compris les visiteurs bénéficiant de la gratuité et les détenteurs de titre d’entrée (billets achetés à l’avance, billets prolongés, invitations, pass annuel…), pour ces derniers la réservation est gratuite.

Aucune vente sur place ne sera possible.

En semaine nous proposons un billet daté pour le jour de visite et le weekend deux tranches horaires par jour (matin et après-midi).

Veuillez noter que les jours de forte affluence, notamment les weekends, le temps d'attente à l'entrée du zoo et de la serre peut être très important. Les périodes d’affluence à l’entrée sont généralement le matin à l’ouverture et en début d’après-midi.

Toutes nos équipes sont mobilisées pour vous offrir un accueil de qualité, et garantir le respect des règles sanitaires et de sécurité.

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Rainette verte © MNHN - F.-G. Grandin

Pour quelles espèces éprouvons-nous le plus d'empathie ?

Qui vous inspire le plus d’empathie ? Un orang-outan, un oiseau, un oursin, une plante ? Une équipe de scientifiques a publié fin 2019 la première carte affective du monde vivant.

Des chercheurs de l’Institut de systématique, évolution, biodiversité-ISYEB (Muséum national d’histoire naturelle/CNRS/EPHE/UPMC) et de l’ISEM (Université de Montpellier/CNRS/EPHE/IRD) se sont penchés sur les modes de perception de près de 3 500 internautes confrontés à des photos d’organismes très divers : humains, grands singes, rongeurs, oiseaux, amphibiens, étoiles de mer, insectes, champignons, plantes... 

Ils ont ainsi cherché à déterminer pour quels organismes les sondés avaient le plus d’empathie (« Duquel vous sentez-vous le mieux à même de comprendre les sentiments ou les émotions ? ») et le plus de compassion (« Si ces deux individus étaient en danger de mort, lequel sauveriez-vous en priorité ? »).

Et qu’ont-ils constaté ? Plus un être vivant est évolutivement proche de nous, plus il partage avec nous certaines caractéristiques, et plus il est susceptible de nous inspirer de l’empathie et de la compassion. À l’inverse, plus il est éloigné de nous, moins nous nous reconnaissons en lui et moins son sort nous émeut. « Les espèces présentant des similitudes physiques, comportementales ou cognitives avec les humains ont tendance à susciter un effet plus positif que celles n’en présentant pas », expliquent les chercheurs dans l’étude publiée dans la revue scientifique Nature.

Notre compassion est donc sans commune mesure envers un chimpanzé, une méduse ou un cactus !

Les résultats de l’équipe scientifique intéresseront sans conteste les sciences cognitives et de l’évolution, tout comme l’anthropologie. De même, l’influence de nos biais sensoriels et émotionnels sur les questions de société impliquant notre rapport au reste du vivant mérite d’être creusée. Et de ce point de vue, les sujets ne manquent pas ! Préservation de la biodiversité, éthique alimentaire ou encore bien-être animal… Il y a de quoi cogiter.

Cactus © MNHN