Fermeture annuelle

Le Parc zoologique de Paris sera fermé du 3 au 23 janvier 2022 inclus (y compris les week-ends), réouverture le lundi 24 janvier 2022.

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La Grande Serre du Parc zoologique de Paris © MNHN - F.-G. Grandin

Jardinier

Au Parc zoologique de Paris, le végétal occupe une place très importante. Ruddy Guillaume, adjoint au responsable du Service Espaces Verts, nous présente le travail des jardiniers !

Combien de jardiniers travaillent au Parc zoologique de Paris ? Quelles sont leurs tâches quotidiennes ?

L’équipe des espaces verts est composée de six personnes, auxquelles s’ajoutent des stagiaires et saisonniers.

Au quotidien, nous nous occupons de l’entretien des végétaux du Parc (plantation, arrosage, taille, tonte…), dans et hors des enclos. Nous sommes également chargés de distribuer aux soigneurs certains végétaux comestibles (feuilles coupées, fruits…), utilisés pour nourrir les animaux : les papayes sont données aux toucans, les feuilles d’érable ou de tilleul aux girafes, les feuilles de bananier aux tapirs…

Notre connaissance nous permet aussi d’échanger avec les vétérinaires pour savoir si certaines espèces végétales peuvent être toxiques ou non pour les animaux.

Photinia X fraseri Red Robin © MNHN - F.-G. Grandin
Coronille © MNHN - F.-G. Grandin
Bananier © MNHN - F.-G. Grandin
Cacaoyer © MNHN - F.-G. Grandin

Quelles « relations » existe-t-il entre espèces animales et végétales au Parc zoologique de Paris ?

On peut observer beaucoup d’interactions entre le monde animal et le monde végétal, notamment dans la Serre tropicale qui compte près de 4 000 végétaux de quelque 130 espèces.

Des fourmis vivent en symbiose avec un arbre, le Cecropia, dont les feuilles peuvent aussi être consommées par les paresseux à deux doigts. Le Vacoa est un habitat idéal pour les geckos de Madagascar : ses feuillent servent de réservoirs d’eau aux lézards et leur offrent de la nourriture en piégeant les insectes. Autre exemple : les fibres des feuilles du petit palmier Chamaedorea sont utilisées par les oiseaux (spatules roses, ibis rouges..) pour confectionner leur nid !

Phelsuma ou gecko diurne de Madagascar © MNHN - F.-G. Grandin
Roussette de Rodrigues © MNHN - F.-G. Grandin
Végétation dans la serre tropicale © MNHN - F.-G. Grandin
Paresseux à deux doigts ou unau © MNHN - F.-G. Grandin

Qu'y a-t-il de particulier dans la gestion des espaces verts au sein d'un parc zoologique ?

Ici, les plantes ne sont pas uniquement des éléments décoratifs : elles ont d’autres fonctions, puisqu’elles peuvent servir à nourrir ou soigner les animaux.

La végétation joue également un rôle clé dans l’aménagement des enclos : elle doit permettre aux animaux de se cacher s’ils le souhaitent, pour respecter leur bien-être, tout en laissant suffisamment de « fenêtres » pour que le public puisse les apercevoir. C’est un juste milieu à trouver !

Nous devons aussi prendre en compte l’innocuité des fleurs, fruits et feuilles pour les animaux et les visiteurs.

Enfin, dans un parc dont l’objectif est de préserver la biodiversité, l’entretien des espaces verts se fait de façon responsable, en limitant le recours aux pesticides, herbicides…

Puma © MNHN - F.-G. Grandin
Pudu ou poudou du sud © MNHN - F.-G. Grandin
Coatis roux © MNHN - F.-G. Grandin
Loup ibérique © MNHN - F.-G. Grandin

Y a-t-il des plantes particulièrement intéressantes à découvrir au Parc zoologique de Paris ?

Plusieurs espèces végétales présentées au zoo sont protégées, comme l’Araucaria araucana (également appelé « désespoir des singes »), un conifère très ancien, originaire de la Cordillère des Andes, qui peut vivre jusqu’à 1000 ans et atteindre 50 mètres de haut. Son aire de répartition a été divisée par trois depuis les années 1970…

Les visiteurs doivent comprendre que les espèces animales ne sont pas les seules à être menacées : les plantes aussi doivent être préservées !

Araucaria araucana pin du Chili appelé aussi Désespoir des singes © MNHN - F.-G. Grandin

Pour aller plus loin