Fermeture exceptionnelle

En raison des mesures prises par le gouvernement afin de lutter contre la propagation de la Covid-19, le Parc zoologique de Paris sera fermé du 30 octobre au 1er décembre inclus.

Toutes les activités sont suspendues jusqu'à nouvel ordre.

La réouverture se fera en fonction de l'évolution de la situation sanitaire.

Pour toute information et pour le remboursement des billets achetés pour la période de fermeture, consultez la page « Fermeture exceptionnelle ».

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Cistude © MNHN - F-G. Grandin

Au secours des cistudes d’Europe

La cistude d’Europe est une petite tortue d’eau douce dont les populations sont en déclin. Aujourd’hui, elle fait l’objet d’un plan de réintroduction auquel le Muséum national d’Histoire naturelle participe activement !

Connaissez-vous cette tortue ?

La cistude d’Europe (Emys orbicularis) est, avec l’émyde lépreuse (Mauremys leprosa), l'une des deux seules tortues aquatiques indigènes de France métropolitaine.

Avec ses pattes palmées, sa carapace lisse et aplatie, la cistude a une forme hydrodynamique qui la distingue des tortues terrestres et en fait une excellente nageuse.

Les femelles sont reconnaissables à leur taille – elles sont plus grosses que les mâles –, leur plastron (partie ventrale de la carapace) plat et leurs yeux jaunes. Les mâles ont les yeux rouge-orangé, une queue plus longue et un plastron concave, pour faciliter la reproduction.

Cistude d'Europe © MNHN - F.G. Grandin

Plongée avec les cistudes

La cistude affectionne tout particulièrement les fonds boueux et vaseux des lacs, marais, étangs, ruisseaux, marécages… Ce qui lui vaut le charmant surnom de « tortue bourbeuse » !

Active le jour, elle préfère les endroits calmes, à l’abri des activités humaines. Il est possible de la voir prendre des bains de soleil sur des troncs d’arbres flottants, même si elle reste sur ses gardes, prête à s’immerger au moindre danger !

D’octobre à mars, la cistude hiberne sous l’eau. Elle vit alors au ralenti, enfouie dans la vase ou la végétation aquatique. Au printemps, lorsque l’eau se réchauffe, elle redevient active.

C’est également sous l’eau que se déroule la reproduction. Pendant cette période, les mâles entrent en compétition et se montrent parfois violents envers les femelles pour l’accouplement.

Cistude © MNHN - F-G. Grandin

Une espèce gravement menacée

Jusqu’au XIXème siècle, la cistude d’Europe occupait de vastes territoires en Europe, en Russie et même en Afrique du Nord.

Malheureusement, elle fait aujourd'hui face à de nombreuses menaces : assèchement des étangs, fragmentation de l’habitat, pollutions, introduction d’espèces concurrentes… La campagne de démoustication menée dans les années 1960 a aussi entraîné une chute de ses populations.

La cistude est le reptile européen qui a subi la plus forte régression de ses effectifs depuis une vingtaine d’années ! En France, elle est classée « vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Il devient urgent de la préserver.

Cistude d'Europe © MNHN - F.-G. Grandin

Le retour des cistudes

Pour protéger cette espèce, un Plan National d’Action (PNA) a été mis en place en 2010.

Dans la Réserve Zoologique de la Haute-Touche, l’un des trois zoos du Muséum national d'Histoire naturelle, un élevage conservatoire a été développé en vue de réintroduire des cistudes dans la nature chaque année, afin de renforcer les populations sauvages.

Incubées et élevées en milieu protégé, les jeunes cistudes sont relâchées à l’âge de trois ans, lorsqu’elles ont atteint une taille suffisamment importante pour résister à leurs prédateurs.

Le Parc zoologique de Paris reproduit ces tortues depuis 2019, et les petites cistudes qui y sont nées en 2020 pourraient bien faire partie du programme. Nous espérons les faire partir au plus vite à la Haute-Touche !

Éclosion de cistude © MNHN