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Basilic vert © MNHN - F.G Grandin

Nouvelle espèce : le basilic vert

Arrivées d’animaux

Rendez-vous en biozone Amazonie-Guyane pour découvrir ce reptile atypique, capable d'une prouesse : courir sur l'eau !

De nouveaux pensionnaires

D’un vert éclatant, qui se confond dans les feuillages ensoleillés d’Amérique centrale, sa terre d’origine, une nouvelle espèce de lézard s’installe au parc ! Trois basilics verts Basiliscus plumifrons, un mâle et deux femelles, viennent de rejoindre la biozone Amazonie-Guyane. Ce sont encore de jeunes individus, qui vont grandir dans un terrarium, en compagnie des rainettes de Guyane.

À l’âge adulte, le mâle pourra atteindre jusqu’à 80 cm. Il arborera alors une double crête sur la tête, ainsi que sur le dos et la queue. La femelle ne présente pas d’attributs aussi prononcés, ce qui la rend facilement différenciable.

De nature craintive, le basilic vert est un lézard diurne, arboricole, qui affectionne les arbres en bordure de cours d’eau, dans lesquels il plonge en cas d’alerte. Il se nourrit principalement d’insectes, mais peut également manger des végétaux. Au parc, nos soigneurs les nourrissent de criquets et de grillons élevés sur place, un festin !

Un terrarium sur-mesure

Pour le bien-être de nos reptiles, le terrarium est pensé de façon à recréer des conditions optimales de vie, au plus proche du climat de leur milieu d’origine, des pays chauds tels que le Honduras, le Costa Rica et le Panama. Des projecteurs spéciaux permettent de simuler le soleil et de chauffer l’espace à une température idéale, comprise entre 26 °C et 36 °C la journée, et 22 °C la nuit. Ces projecteurs sont également capables d’émettre des ultraviolets, nécessaires à la fabrication de la vitamine D3, qui joue un rôle essentiel dans la calcification des os du basilic vert. Le temps venu, nos lézards pourront incuber leurs œufs dans un nid, creusé à même la terre. Sans prédateurs pour s’en faire un repas, les œufs devraient éclore 60 jours plus tard.

Basilic vert © MNHN - F.G Grandin
Basilic vert © MNHN - F.G Grandin

Une capacité extraordinaire !

En se dressant sur ses pattes arrière, en position bipède, le basilic vert peut atteindre la vitesse de 10 km/h, et réussir à courir sur l’eau, ce qui lui vaut le surnom de lézard Jésus-Christ ! Mais comment ? Ce don, qu’il possède dès le plus jeune âge, s’explique par la combinaison d’une faible masse corporelle et d’une large surface de contact avec l’eau, grâce à la largeur des pattes postérieures. En frappant la surface de l’eau fortement avec ses pieds, il crée une poche d’air : le reptile retire alors sa patte en une fraction de seconde, avant que la cavité ne se referme. Il peut ainsi continuer sa course sans s’enfoncer. En clair, sa vitesse lui permet de compenser son poids !

Un nom légendaire

Que Harry Potter se rassure, nos basilics verts n’ont rien à voir avec la terrifiante créature enfermée dans la chambre des secrets de Poudlard. Aucune expédition naturaliste n’a d’ailleurs jamais permis la découverte de ce monstre légendaire, tantôt décrit comme un petit serpent au venin et au regard mortel, tantôt comme un bipède couronné, mi-poule, mi-serpent. Bien au contraire, les basilics verts n’ont ni venin, ni crochets, et préfèreront la fuite à la bagarre pour échapper à leurs prédateurs naturels, rapaces, serpents et autres petits carnivores.

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