Back to top
Bébé tatou à six bandes

Deux bébés tatous à six bandes sont nés au Parc zoologique de Paris, venez les voir !

Naissances

Deux bébés tatous à six bandes sont nés au Parc zoologique de Paris ! Il faudra faire preuve d'un bon sens de l'observation et de beaucoup de patience pour réussir à les voir sortir de leur tunnel.

Des tatous à six bandes âgés de quelques semaines

Le 23 janvier 2024, une femelle tatou du Parc zoologique de Paris a donné naissance à deux tatous. N’ayant que quelques jours, ces derniers seront identifiés dans les semaines à venir pour déterminer leur sexe, leur poids et certaines caractéristiques qui permettront de les distinguer.

La mère, femelle tatou du Parc zoologique de Paris 

Venue tout droit du zoo de Dortmund en 2021 , notre femelle tatou à six bandes est âgée de 2 ans et demi. Pour autant, c’est dès l’année 2022 qu’elle a débuté sa phase de reproduction. En effet, les tatous ont la particularité de pouvoir se reproduire très tôt, dès l’âge de 9 mois !

Le tatou, une espèce solitaire 

Le tatou est une espèce solitaire qui a une vie souterraine importante. Pour mettre bas la femelle va alors creuser des tunnels afin d’être dans les meilleures conditions possibles. On peut d’ailleurs distinguer sur une échographie datant du 9 janvier 2024 les deux fœtus des futurs bébés tatous nés le 23  janvier  2024.

Bébé tatou à six bandes et sa mère
Bébé tatou à six bandes
Bébé tatou à six bande et sa mère

Les premiers instants des bébés tatous à 6 bandes

La première semaine de leur existence, les petits pèsent une centaine de grammes seulement et sont peu mobiles. Il arrive que leur mère les transporte d’un endroit à autre si elle juge le nouveau lieu plus sûr. Pour ce qui est du sevrage, c’est très rapide. Au bout d’un mois, nos jeunes tatous sont prêts à adopter l’alimentation omnivore des adultes. Dès la naissance, les bébés tatous possèdent déjà des plaques cutanées formant une demi-carapace très solide sur leur dos. Les six bandes qui leur valent leur nom peuvent être déjà distingués aisément sur le dos des tatous.
 

Ouvrez l’œil !

Lors d’une portée, les bébés tatous sont difficile à observer et il est donc complexe d’établir leur nombre exact à la naissance. En effet, ils vivent dans les tunnels et ne sont visibles que lors de rapides transports, un à la fois par la mère… Il n’est donc pas possible de les compter tous d’un coup !

La conservation des tatous à six bandes

Cette espèce n’est pas considérée comme menacée pour l’IUCN, bien qu’elle soit encore chassée dans de nombreux pays pour deux raisons principales : sa chair et sa carapace qui peut servir à faire un instrument de musique appelé « Charango ». Pour autant, cet animal possède un rôle clé dans son écosystème, notamment pour la gestion du sol : il régule la faune qu’il consomme (insectes), il retourne des terrains lorsqu’il les creuse, ou encore il dissémine les graines des fruits qu’il ingère. 

Conservation in situ 

Dans son milieu naturel, cette espèce de tatou se trouve au nord de l’Amérique du Sud. Il est important de noter qu’il y a également une très petite répartition sur une pointe sud de la Guyane. Il s’agit d’une espèce du super-ordre très spécial des Xénarthres qu’on appelle souvent à tort « Edentés », et dont le Parc zoologique de Paris possède deux autres représentants : le fourmilier géant et le paresseux

La zoonose chez le tatou 

Parfois consommé par les humains, il est surveillé quant à la transmission de virus, notamment au Brésil. En effet, il peut entrer dans le parcours épidémiologique d’une maladie encore bien présente dans ce pays : la lèpre. C’est un « réservoir » de cette maladie, au même titre que son cousin le tatou à neuf bandes. Une zoonose c’est une maladie qui est transmissible de l’homme à l’animal et vice versa. D’après l’OMS, 60% des maladies infectieuses humaines sont zoonotiques.

Bébé tatou à six bande et sa mère
Bébé tatou à six bande et sa mère © MNHN - F.-G. Grandin
Le saviez-vous ?

Seul le tatou à 3 bandes se met en boule pour se protéger, le tatou à 6 bandes lui préfère passer son temps dans les souterrains. 

Remerciements à Alexis Lécu, vétérinaire et directeur scientifique du Parc zoologique de Paris pour sa relecture et sa contribution.