Summer opening hours: from June 21 to August 31 inclusive, open every day from 9:30 a.m. – 8:30 p.m.

Please note: exceptional closure Wednesday July 24 and Saturday July 27 due to the Olympic Games.
 

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Lézard caïman © MNHN

Naissance de deux lézards caïmans au Parc zoologique de Paris

Naissances

Deux lézards caïmans (Dracaena guianensis) sont nés au Parc zoologique de Paris ! Une grande nouvelle pour cette espèce dont la reproduction reste rare en captivité.
 

Un lézard mythique de Guyane

Le lézard-caïman ou dracène, est une espèce provenant d’Amérique du sud, plus précisément de Guyane, Colombie, Vénézuela, Pérou et du Brésil.
 
Animal aquatique et arboricole, il passe la journée à proximité de l’eau et se cache dans les arbres pendant la nuit. Excellent nageur, ce gros lézard aux allures de petit caïman se nourrit de mollusques dont surtout des escargots.
 
Jusque dans les années 2000, la présence de l’espèce en Guyane française était suspectée mais pas prouvée, occasionnant de nombreux débats sur l’officialisation de sa présence sur le territoire. Néanmoins, depuis les années 2000, plusieurs observations ont été faites dans la région de Kaw, à l’Est de la Guyane prouvant la présence de l’espèce sur le territoire français.
Pour en savoir plus sur l’histoire naturelle de l’espèce, découvrez les publications co-produites par Jean-Christophe de Massary et Jean Lescure, herpétologues du Muséum national d’Histoire naturelle.
 

Lézard caïman © MNHN - F-G Grandin
Lézard caïman © MNHN - F-G Grandin
Lézard caïman © MNHN - F-G Grandin
Lézard caïman © MNHN - F-G Grandin
Lézard caïman © MNHN - F-G Grandin

Une naissance rare en captivité

Les populations de dracènes ne sont globalement pas en danger dans le milieu naturel, cependant la reproduction en captivité de l’espèce est bien plus rare !  Le Parc zoologique est le deuxième zoo français à avoir obtenu une reproduction.
Cette espèce, comme beaucoup d'autres espèces de lézards de la famille des Teiidés, ont la particularité d'utiliser les termitières comme incubateur naturel dans la nature. La femelle creuse un trou dans la termitière pour y pondre ses œufs ; les termites rebouchent le trou et régulent la température et l'humidité à l'intérieur. 

Un accouplement a été observé entre une femelle, arrivée en 2013 et un jeune mâle arrivé en 2021. Après un suivi attentif des soigneurs et une verification de la gestation par imagerie (radio), la femelle a été isolée afin de pondre 6 œufs le 14 août 2022. Suite à la période d’incubation dans les coulisses du vivarium, deux œufs ont poursuivi leur développement pour éclore les 15 et 18 janvier 2023.

Lézard caïman © MNHN
Lézard caïman © MNHN

Aujourd’hui, les petits se portent à merveille. Actuellement en pièce d’élevage et non-visibles du public, les soigneurs leur prodiguent des soins quotidiens. L’alimentation des jeunes est une étape sensible chez cette espèce, mais celle-ci se passe très bien, et leur croissance est rapide : en un mois un des individus est passé de 50g à 67g et l'autre de 42g à 73,4g.
 
Les deux jeunes font l’objet d’un suivi vétérinaire soutenu : suivi du poids, de la taille, de l’ossification du squelette. Il est encore un peu tôt pour déterminer leur sexe mais cette information sera facilement observable au cours de leur croissance car cette espèce présente un fort dimorphisme sexuel (différences morphologiques entre mâles et femelles).
Découvrez leur examen vétérinaire en photos.
 

 Examen vétérinaire lézard caïman © MNHN – F-G Grandin
 Examen vétérinaire lézard caïman © MNHN – F-G Grandin
 Examen vétérinaire lézard caïman © MNHN – F-G Grandin
 Examen vétérinaire lézard caïman © MNHN – F-G Grandin
 Examen vétérinaire lézard caïman © MNHN – F-G Grandin
 Examen vétérinaire lézard caïman © MNHN – F-G Grandin
 Examen vétérinaire lézard caïman © MNHN – F-G Grandin